Blood is thicker than Oil

Dallas la nouvelle génération

Du bon et du moins bon, mais du Dallas tout de même…

en route pour une nouvelle génération

Le sang est plus épais que l’eau, et le pétrole est plus épais que le sang.

Depuis les années 80 de nombreuses rumeurs ont circulés concernant des adaptations de Dallas, au cinéma notamment, rumeurs qui revenaient au début des années 2000 avec les idées les plus farfelues. Il avait notamment été question d’un film dans lequel J.R. aurait été incarné par John Travolta, Sue-Ellen par Jenifer Lopez et Bobby par Brad Pitt. Un délire absolu qui, fort heureusement, ne dépassa jamais le stade du projet au fond d’un tiroir.

Lorsque la rumeur d’un éventuel retour de Dallas sous forme d’une série commença à circuler dès l’année 2009, bien peu de fans crurent sérieusement qu’un tel projet pouvait réellement aboutir.

Pourtant lors d’une visite au Marché International de la Production TV à Cannes en 2011, Larry Hagman lui-même annonçait qu’un projet était en cours et qu’il y était associé.

Un an plus tard, en 2012, une nouvelle génération de fans découvrait, ébahie, une nouvelle génération de Ewing reprendre la ou s’était arrêtée la fameuse guerre entre les Barnes et les Ewing.

Une toute nouvelle distribution, une nouvelle équipe technique, et une productrice exécutive, Cynthia Cidre, sont chargés de faire renaitre la saga des Ewing en l’adaptant aux nouveaux codes de la télévision. Des saisons plus courtes, un rythme différent, une distribution rajeunie.

Presque 35 ans après le premier épisode en avril 1978, tout a changé. Les télévisions sont devenues plates et en format 16 :9 Haute Définition, ce qui obligera à prévoir un budget maquillage spécial pour des acteurs qui ont pris quasiment quatre décennies depuis la première fois ou on les a vu à Southfork. Le rythme des séries est devenu plus rapide, négligeant parfois les intrigues et personnages secondaires pour se consacrer à l’intrigue et l’action principale sur un nombre d’épisodes de 10 ou 15 par saison. Et puis en 2012 le pétrole n’est plus vraiment en odeur de sainteté à une période où les énergies renouvelables et la protection de l’environnement deviennent des enjeux planétaires.

Bref l’enjeu est de taille afin de parvenir à faire entrer cette nouvelle génération de Ewing dans les foyers.

 

C’est donc la chaine TNT qui produit ce Dallas nouvelle génération.

Et c’est Cynthia Cidre qui doit donner vie à ces Ewing 2.0

Bon, bien entendu on peut trouver beaucoup de défaut à cette nouvelle mouture de la saga Texane, des anomalies dans la continuité, des inventions de scénarii et des facilités dans la narration. Cidre s’est permis beaucoup de liberté avec l’histoire de nos héros, a oublié beaucoup de personnages que l’on aurait aimé revoir et en a inventé d’autres dont on aurait pu se passer. On peut même se demander pourquoi Cynthia Cidre et son équipe n’ont pas regardé tous les épisodes de la série originale, ou alors engagé un fan qui aurait pu leurs éviter bien des bourdes. Mais il faut bien l’admettre aussi, les véritables fans sont tellement satisfaits de revoir J.R. et Sue-Ellen que les détails peuvent être un peu mis de côté. On pourra toujours regretter l’absence de James Beaumont ou du fils de Cally (même pas mentionné dans l’héritage de J.R.), le fait de ne pas savoir ce qu’est devenue la famille de Ray en Europe ou si Lucy a refait sa vie, mais avouons-le : revoir J.R. et son petit sourire carnassier, et voir Josh Henderson prendre peu à peu l’héritage à bras le corps, est un véritable bonheur à

Je considère J.R. comme une des plus monstrueuses formes de vermines sur la terre, mais je t’assure que Cliff Barnes n’est pas loin derrière !… (Ray Krebbs à Donna, ép. 116 série originale)

déguster sans modération. La modération viendra d’elle-même puisque la loi des audiences, et les incohérences des scénarii auront finalement raison de cette nouvelle version au bout de 3 saisons et 40 épisodes. On pourra pleurer sur le sort de Christopher et de cette fille cachée de J.R., mais en attendant, prenez votre plaisir là où il se trouve : dans les nouveaux épisodes de Dallas…

Il ne faut pas vouloir chercher trop de cohérence entre ce qu’ont retenu les nouveaux scénaristes de la série originale, ce qu’ils ont voulu recréer, ce qu’ils ont réellement vu, etc.

On notera que s’il était officiellement annoncé que les deux téléfilms de 1996 et 1998 n’était pas pris en compte dans la chronologie et que la série de 2012 faisait directement suite à la fin de la série en 1991, on peut tout de même constater que l’idée d’une séparation des droits d’exploitation du sol et du sous-sol de Southfork provient bel et bien du téléfilm La Guerre des Ewing.

 

Le nouveau rythme des séries des années 2010 nous prive néanmoins de certains grands moments, comme les petits-déjeuners sur la terrasse de Southfork, les apéritifs au salon et les repas de famille, bref tous ces moments qui donnaient au téléspectateur l’impression de faire un peu partie de la famille Ewing. Et pour terminer cette petite introduction (un peu critique), la plus grande question que pose cette suite de Dallas est : Pourquoi Cliff Barnes est-il devenu un personnage aussi méchant et insensible ?

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